CULTURE

La connaissance de Dieu : une richesse à recevoir, à approfondir, à transmettre et à conserver

Après avoir regardé le monde dans lequel l’Église de Corinthe évoluait et compris comment certaines valeurs de son époque avaient progressivement pénétré son fonctionnement, nous sommes maintenant conduits vers une question essentielle :

Qu’avons-nous réellement reçu de Dieu en Jésus-Christ ?

Car il ne suffit pas de constater que le monde exerce une influence sur l’Église. Il faut également se rappeler que l’Église possède en Christ une richesse capable de lui permettre de demeurer ferme, de discerner son époque et d’y témoigner fidèlement.

C’est précisément ce que l’apôtre Paul rappelle aux Corinthiens dès les premières lignes de sa lettre.

« Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ. Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance. » — 1 Corinthiens 1:4-5

Les Corinthiens étaient confrontés à de nombreux problèmes. Les divisions avaient gagné l’Église. Les valeurs de leur environnement commençaient à influencer leur manière de penser et de vivre leur foi.

Pourtant, Paul ne commence pas par leur rappeler ce qui leur manque. Il commence par ce qu’ils ont reçu. Et ce rappel nous concerne également.

Une lettre adressée aux Corinthiens… mais aussi à nous

Il peut être facile de lire les épîtres du Nouveau Testament comme des documents appartenant uniquement à une époque révolue.

Paul écrit aux Corinthiens. Les problèmes semblent appartenir à leur histoire. Leur ville n’existe plus sous la forme qu’elle avait à l’époque. Leur environnement politique, culturel et religieux était différent du nôtre.

Mais dès le début de sa lettre, Paul élargit lui-même la portée de son message. Il écrit :

« À l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. » — 1 Corinthiens 1:2

Il ne s’adresse donc pas seulement à une communauté située dans une ville précise. Il s’adresse à ceux qui appartiennent à Christ.

C’est pourquoi l’Église de Corinthe devient pour nous un miroir. Nous pouvons y observer leurs forces, leurs richesses, leurs erreurs, leurs influences et leurs combats pour nous demander :

Que sommes-nous devenus, nous aussi, dans notre propre époque ?

Vous avez été comblés

Avant de reprendre les Corinthiens sur leurs divisions et leurs comportements, Paul leur rappelle une réalité fondamentale :

ils ont été comblés en Christ.

Ils ont reçu la grâce. Le témoignage de Christ a été solidement établi parmi eux. Ils ont reçu des richesses concernant la Parole et la connaissance. Autrement dit, le problème de Corinthe n’était pas une absence de ressources spirituelles. Ils avaient reçu. Et pourtant, malgré ce qu’ils avaient reçu, l’esprit de leur environnement avait commencé à influencer leur manière de vivre.

Cette observation est importante pour nous. Parce que nous pouvons avoir reçu énormément de Dieu et pourtant vivre comme si nous étions dépourvus. Nous pouvons connaître les Écritures, avoir reçu l’Évangile, avoir accès à l’enseignement, à la prière, à la communion fraternelle et au Saint-Esprit, tout en continuant à rechercher dans le monde les modèles qui devraient déjà être réorientés par notre connaissance de Christ.

Te rends-tu compte de ce que tu as reçu ?

La richesse que le monde ne peut pas produire

Notre époque est fascinée par la connaissance. Et il y a de bonnes raisons à cela.

L’intelligence humaine est extraordinaire. Elle a permis à l’homme de découvrir, d’inventer, de construire et de transformer son environnement. Des premières techniques jusqu’aux technologies contemporaines, l’humanité a développé des capacités impressionnantes.

Nous devons reconnaître cette richesse. Le chrétien n’a aucune raison de mépriser la science. Il n’a pas non plus besoin d’entrer dans une opposition systématique avec les scientifiques. Mais il doit comprendre une distinction fondamentale :

l’intelligence humaine peut découvrir énormément de choses sans pouvoir, par elle-même, produire la connaissance de Dieu.

Paul pose cette limite :

« Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. » — 1 Corinthiens 1:21

Cela ne signifie pas que la connaissance humaine est inutile. Cela signifie qu’elle possède des limites. L’homme peut étudier la création sans nécessairement connaître son Créateur. Il peut analyser le fonctionnement de l’univers sans connaître personnellement Celui qui l’a créé. Il peut développer des technologies capables de transformer le monde sans pouvoir, par ses propres moyens, atteindre la profondeur de Dieu.

La connaissance de Dieu est donc une richesse d’une autre nature. Et cette richesse ne vient pas de notre supériorité intellectuelle. Elle vient de la révélation de Dieu.

« Vous ne vous rendez pas compte de la richesse que vous avez »

Le chrétien peut parfois regarder certaines personnes avec admiration, voire avec intimidation, parce qu’elles possèdent des diplômes, une grande expertise, une position élevée ou une intelligence remarquable. Mais il doit également savoir ce qu’il possède. Non pas pour mépriser celui qui sait plus que lui dans son domaine. Mais pour ne pas développer un complexe d’infériorité.

Il y a une réalité que le diplôme ne peut garantir : connaître Dieu.

Nous pouvons rencontrer une personne extrêmement instruite qui ne connaît pas Christ. Et nous pouvons rencontrer un croyant qui ne possède peut-être pas le même parcours académique, mais qui connaît le Seigneur, qui a reçu sa Parole et qui est conduit par son Esprit.

Cette connaissance ne doit pas produire de l’orgueil. Elle doit produire de la reconnaissance et de la responsabilité.

Nous n’avons pas reçu cette richesse parce que nous étions meilleurs. Nous l’avons reçue par grâce. Paul l’explique clairement :

« Or, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. » — 1 Corinthiens 2:12

Nous avons reçu l’Esprit afin de connaître.

Il y a donc des choses que Dieu nous a données que nous devons apprendre à connaître.

La connaissance de Dieu n’est pas une destination, mais un chemin

Recevoir une révélation de Dieu ne signifie pas que nous avons terminé notre parcours. Au contraire. Plus nous connaissons Dieu, plus nous découvrons combien il nous reste à connaître.


La connaissance de Dieu est donc une richesse qui demande de l’entretien, de la recherche et de la profondeur. Elle peut être envisagée sous quatre dimensions.

  1. Une richesse à recevoir

Tout commence avec Dieu. La connaissance de Dieu n’est pas quelque chose que l’homme arrache au ciel par son intelligence.

Dieu se révèle. Il se révèle dans sa Parole. Il se révèle en Jésus-Christ. Il nous conduit par son Esprit.

Notre première posture est donc celle de celui qui reçoit. Recevoir la Parole. Recevoir Christ. Recevoir la révélation que Dieu accorde. Et surtout, reconnaître que cette connaissance est une grâce.

  • 2. Une richesse à approfondir

Ce que nous recevons doit être approfondi.

Notre foi ne peut pas rester au niveau de ce que quelqu’un nous a dit. Nous devons nous-mêmes ouvrir les Écritures. Nous devons chercher. Nous devons méditer. Nous devons poser des questions. Nous devons apprendre à discerner. Nous devons développer notre intimité avec le Saint-Esprit.

Car un chrétien qui ne cherche pas à approfondir ce qu’il croit risque de devenir particulièrement vulnérable aux influences extérieures. Il peut facilement adopter les opinions dominantes, suivre les tendances, confondre popularité et vérité, ou simplement répéter ce qu’il a entendu sans réellement savoir pourquoi il le croit.

La maturité spirituelle exige une connaissance personnelle de Dieu.

  • 3. Une richesse à transmettre

Ce que Dieu nous révèle n’est pas destiné à rester enfermé en nous.

Paul avait reçu Christ, mais il s’est donné pour mission de l’annoncer. Même lorsqu’il se trouvait face à des philosophes. Même lorsqu’il était confronté à des personnes qui ne partageaient pas sa foi. Même lorsqu’il était minoritaire. Il annonçait.

Bannissons les complexes et prêchons l’Évangile. Ne pensons pas que notre témoignage n’a de valeur que devant une foule. Paul s’est tenu devant des personnes qui discutaient et raisonnaient. Il a annoncé Christ. Et parfois, une seule personne peut devenir le commencement d’une œuvre que nous ne verrons jamais entièrement. Alors, même devant quatre personnes, cinq personnes ou une seule personne, faisons-le avec sérieux.

Nous ne savons pas par qui Dieu fera passer la lumière.

  • 4. Une richesse à conserver

Recevoir et approfondir ne suffit pas.

Il faut également conserver. Car notre environnement ne cesse de nous proposer d’autres manières de penser. Et c’est précisément là que l’exemple de Corinthe nous interpelle.

La ville avait ses valeurs. Elle valorisait notamment le statut, l’honneur, les réseaux, l’éloquence, la reconnaissance et certaines formes de réussite. Ces valeurs ont progressivement pénétré l’Église. Les croyants ont commencé à comparer les serviteurs. « Moi, je suis de Paul. » « Moi, d’Apollos. »« Moi, de Céphas. »

Le problème n’était pas seulement une préférence pour tel ou tel prédicateur. C’était le signe qu’une mentalité extérieure était devenue une grille de lecture de la vie de l’Église. Paul pose alors une question fondamentale : « Christ est-il divisé ? »

La question reste actuelle.

Quand l’Église commence à chercher dans le monde ses critères

Le monde possède ses propres critères.

Il définit ce qui est beau. Ce qui est réussi. Ce qui est influent. Ce qui est puissant. Ce qui mérite d’être admiré.Ce qui est moderne. Ce qui est acceptable. Et lorsque l’Église cesse de discerner, elle peut progressivement commencer à utiliser ces critères pour évaluer son propre fonctionnement.

C’est alors que le monde ne se contente plus d’être autour de l’Église. Il commence à devenir à l’intérieur de l’Église une référence. Nous pouvons alors rechercher davantage la performance que la transformation. L’audience plutôt que le fruit. La visibilité plutôt que la fidélité. L’éloquence plutôt que la vérité. Le divertissement plutôt que la formation. La réussite visible plutôt que l’obéissance.

Et même dans notre manière de communiquer l’Évangile, une question doit demeurer :

Sommes-nous en train de rendre Christ plus visible, ou sommes-nous en train de nous rendre nous-mêmes plus visibles ?

« Afin que la croix ne soit pas rendue vaine »

Paul dit qu’il a été envoyé annoncer l’Évangile « sans la sagesse du langage », afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine.

Paul n’était pourtant pas incapable de parler. Il savait argumenter. Il savait dialoguer avec des intellectuels. Il savait adapter son discours à son auditoire. Mais il refusait que la forme devienne plus importante que le message. Il refusait que les critères de la rhétorique grecque deviennent les critères selon lesquels l’Évangile devait être jugé. Et surtout, il refusait que son propre talent détourne les regards de Christ.

C’est un avertissement précieux pour tous ceux qui servent Dieu. Notre talent ne doit pas faire de l’ombre à Jésus. Notre communication ne doit pas faire de l’ombre à Jésus. Notre ministère ne doit pas faire de l’ombre à Jésus. Notre intelligence ne doit pas faire de l’ombre à Jésus. Notre influence ne doit pas faire de l’ombre à Jésus. Même lorsque Dieu nous élève, nous devons rester capables de nous effacer afin que le regard demeure dirigé vers Lui. Le serviteur n’est jamais le centre. Christ l’est.

Comprendre le monde sans recevoir son esprit

Voilà peut-être l’un des équilibres les plus importants pour l’Église de notre génération.

Nous ne devons pas avoir peur du monde. Nous devons le comprendre. Nous devons connaître les sciences. Comprendre les technologies. Étudier les idées. Dialoguer avec les intellectuels. Comprendre les mutations culturelles. Connaître les nouveaux langages. Mais comprendre ne signifie pas adopter.

Nous pouvons être au milieu d’un environnement sans laisser cet environnement devenir notre maître.

Daniel vivait à Babylone sans devenir Babylonien dans son cœur. Joseph vivait dans le palais de Pharaon sans abandonner son identité. Et l’Église de Corinthe était appelée à vivre dans sa ville sans laisser Corinthe entrer dans son identité. C’est aussi notre appel.

Le Saint-Esprit : celui qui nous fait connaître les richesses de Dieu

Mais comment conserver cette richesse dans un monde qui cherche constamment à nous influencer ?

Paul nous donne la réponse :

« Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. »— 1 Corinthiens 2:10

Puis :

« Nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. »

La connaissance de Dieu ne peut donc pas être séparée de notre relation avec le Saint-Esprit.

Avons-nous une véritable intimité avec le Saint-Esprit ? Car il y a des choses que nous ne discernerons pas simplement parce que nous avons accumulé des informations. Il faut apprendre à marcher avec Dieu. Il faut apprendre à écouter. À discerner. À obéir. À reconnaître ce qui vient de Dieu et ce qui ne vient pas de Lui. C’est cette intimité qui permet au chrétien de demeurer ferme lorsque les propositions de son environnement deviennent séduisantes.

Connaître Dieu change notre manière de choisir

connaissance de Dieu n’est donc pas une accumulation d’informations religieuses.

Elle transforme notre manière de vivre. Joseph pouvait refuser la proposition de la femme de Potiphar parce qu’il avait une conscience claire de Dieu : « Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ? » Il savait à qui il appartenait. Daniel pouvait refuser certains privilèges du palais parce qu’il savait qu’une satisfaction immédiate ne valait pas le prix d’une compromission. Il savait ce qu’il devait conserver. Et lorsque nous savons ce que Dieu nous a donné, nous pouvons également apprendre à dire non à certaines propositions.

Le monde nous proposera des choses. La réussite. La reconnaissance. L’argent. La visibilité. Le pouvoir. La facilité. La satisfaction immédiate. Mais le chrétien doit apprendre à se demander :

Qu’est-ce que je risque de perdre en acceptant ce que le monde me propose ?

Parce que certaines choses paraissent être des opportunités alors qu’elles deviennent progressivement des portes d’influence.

Même l’épreuve peut être relue à la lumière de cette connaissance

Cette connaissance change également notre regard sur les épreuves.

Joseph aurait pu considérer son parcours comme une succession d’injustices : vendu par ses frères, séparé de sa famille, accusé injustement, emprisonné. Pourtant, lorsqu’il regarde rétrospectivement son histoire, il peut dire :« Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien. »

La connaissance de Dieu ne supprime pas nécessairement l’épreuve. Mais elle peut transformer notre manière de la lire. Ce que nous ne comprenons pas aujourd’hui peut prendre un autre sens demain.

Certaines portes fermées peuvent devenir des protections. Certaines saisons difficiles peuvent devenir des écoles. Certaines blessures peuvent devenir des lieux de maturité. Certaines épreuves peuvent nous conduire vers des personnes que nous n’aurions jamais rencontrées autrement.

C’est pourquoi notre intelligence ne peut pas être notre seule grille de lecture. Nous avons besoin que Dieu nous révèle ce que nous ne pouvons pas comprendre seuls.

L’Église doit retrouver la conscience de sa richesse

Peut-être est-ce finalement ce que Paul cherche à faire avec les Corinthiens.

Les réveiller.

Il ne leur dit pas seulement :« Vous avez mal agi. » Il leur rappelle :« Vous avez reçu. » Vous êtes enrichis.Vous avez reçu la grâce. Vous avez reçu la Parole, la connaissance, l’Esprit de Dieu.Vous avez reçu Christ. Alors, pourquoi laisser l’esprit du monde vous définir ?

Pourquoi envier ce que le monde possède alors que vous avez reçu quelque chose que le monde ne peut produire ? Pourquoi chercher à devenir une copie du monde alors que vous avez reçu une identité en Christ ? Pourquoi avoir peur de ceux qui pensent différemment alors que vous connaissez Celui qui s’est révélé à vous ?

Une richesse pour nous-mêmes, mais aussi pour notre génération

Cette richesse n’a cependant jamais été destinée à nous rendre autosuffisants. Elle doit nous rendre utiles.

Si Dieu nous révèle, c’est aussi pour que nous transmettions. Si nous apprenons, c’est pour pouvoir enseigner. Si nous sommes affermis, c’est pour pouvoir affermir. Si nous sommes éclairés, c’est pour pouvoir devenir lumière.

Voilà pourquoi la connaissance de Dieu doit nous conduire à l’évangélisation.

Le monde a besoin de beaucoup de choses. Il a besoin de scientifiques. D’enseignants. D’entrepreneurs. De médecins. De juristes. D’ingénieurs. De responsables. De chercheurs.

Mais au-delà de toutes ces compétences, le monde a besoin de connaître Christ. Et l’Église possède cette responsabilité.

Alors, que ferons-nous de ce que nous avons reçu ?

Alors, que ferons-nous de ce que nous avons reçu ?

Personnellement :

Est-ce que je connais réellement le Dieu auquel je dis croire ?

Est-ce que je cherche à approfondir sa Parole ?

Quelle place le Saint-Esprit occupe-t-il réellement dans ma vie ?

Est-ce que je reconnais les richesses que Dieu m’a données par sa grâce ?

Quelles influences de mon époque commencent à modifier ma manière de penser ?

Dans quelles situations est-ce que je développe encore un complexe devant le monde ?

Est-ce que ma vie démontre que je connais Christ ?

Collectivement, comme Église :

Sommes-nous en train d’influencer notre génération ou sommes-nous progressivement façonnés par elle ?

Nos critères sont-ils ceux de l’Évangile ?

Nos ministères conduisent-ils réellement les hommes vers Christ ?

Notre communication rend-elle Christ visible ?

Notre recherche de pertinence nous conduit-elle parfois à diluer le message ?

Formons-nous une génération capable de dialoguer avec les scientifiques, les intellectuels, les religieux et les penseurs sans abandonner Christ ?

Et surtout :sommes-nous en train de transmettre fidèlement ce que nous avons reçu ?

Ne laissons pas l’eau entrer dans la barque

L’Église peut être comparée à une barque au milieu de l’océan. La barque doit être dans l’eau. Mais l’eau ne doit pas être dans la barque.

De la même manière, nous sommes dans le monde. Nous devons le connaître. Nous devons y travailler. Y étudier. Y entreprendre. Y servir.Y témoigner.Y construire. Mais le monde ne doit pas entrer en nous au point de déterminer qui nous sommes.

Nous sommes appelés à vivre au milieu de notre génération sans recevoir son esprit comme notre principe directeur.

Nous avons reçu autre chose.« Nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. »

Réveillons-nous

Nous avons reçu une richesse. La connaissance de Dieu. Et cette richesse ne doit pas rester théorique. Elle doit être approfondie jusqu’à transformer notre manière de penser. Elle doit être conservée jusqu’à nous rendre capables de résister aux influences de notre époque. Elle doit être transmise jusqu’à atteindre ceux qui ne connaissent pas encore Christ. Et elle doit toujours nous ramener au même centre :Jésus-Christ.

Car nous ne sommes pas appelés à devenir plus impressionnants que le monde. Nous ne sommes pas appelés à rivaliser avec les scientifiques sur leur terrain. Nous ne sommes pas appelés à répondre à chaque philosophie par une autre philosophie. Nous sommes appelés à témoigner de Celui que Dieu nous a révélé. Christ crucifié.

C’est Lui qui demeure au centre. Et si nous avons réellement compris la richesse que nous avons reçue en Lui, alors nous ne regarderons plus le monde avec envie, ni avec complexe. Nous le regarderons avec discernement, assurance et compassion.

Nous chercherons à le comprendre sans lui appartenir. Nous dialoguerons avec lui sans perdre notre identité. Nous utiliserons la connaissance sans faire de l’intelligence humaine notre dieu.

Nous servirons sans nous placer au centre. Nous transmettrons sans déformer. Et nous vivrons de telle manière que notre génération puisse, à travers nous, découvrir Celui que notre intelligence ne peut atteindre par elle-même, mais que Dieu a choisi de révéler en Jésus-Christ.

Nous avons reçu une richesse. À nous maintenant de la connaître, de l’approfondir, de la conserver et de la transmettre.

Que Dieu vous bénisse

Win

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