Il y a des œuvres qui commencent par une simple idée… et d’autres qui prennent racine bien plus tôt, dans un cheminement intérieur, dans des saisons où Dieu redéfinit une personne avant de lui confier une vision. L’histoire de Dream Team s’inscrit dans ce parcours-là — un chemin qui commence par ma propre histoire.
Je suis Eunice Dalo Lombo, architecte intérieure de formation. Mon aventure entrepreneuriale débute en octobre 2014, quand je fonde mon entreprise avec une seule personne à mes côtés : mon assistante. Quelques mois plus tard, je collabore avec d’autres architectes en consultance — une décision stratégique, parce que je ne voulais pas porter trop tôt des charges salariales. J’avais déjà fait l’erreur de prendre des bureaux en ville, trop coûteux… et avec du recul, c’est une démarche que je ne reproduirais pas aussi vite.
Depuis 2014, j’avance dans ce domaine, jusqu’à ce que la pandémie de Covid marque un tournant difficile. Notre métier repose sur le contact humain, ce qui devient pratiquement impossible. Cela crée un manque à gagner considérable et me pousse, après dix ans de parcours, à m’arrêter pour me redéfinir, clarifier ma vision et revoir mes fondations.
Pour moi, la vision est une image qui nous guide vers l’avenir — une image plus grande que nous, que nous cherchons à atteindre. La mienne a toujours été d’apporter quelque chose de concret au développement de mon pays, en créant une plateforme où les dons et les talents — ceux des femmes comme des hommes — peuvent être exploités différemment. L’architecture, déjà, était pour moi une façon d’explorer un domaine qui sort des schémas traditionnels.
Ma vision, en profondeur, c’est de pousser chacun à exploiter au maximum ce que Dieu a déposé en lui, pour contribuer à la nation et accomplir la mission divine qui lui est confiée. Et cette vision évolue avec moi. Plus j’apprends à me connaître, plus je comprends ce que je veux réellement — et ce que je ne veux pas. Chaque prise de conscience affine ma direction.
C’est dans cet état d’esprit qu’est née Dream Team, et l’histoire commence en 2013.
Cette année-là, je faisais un road trip à l’étranger. Pendant mes trajets en voiture, j’écoutais l’album Mon Idéal d’Olivier Cheuwa. Chaque fois, des scénarios entiers se jouaient dans ma tête. Une histoire prenait forme, naturellement, comme un film que Dieu projetait en moi.
En 2014, je suis revenue à Kinshasa. En 2015, en réécoutant cet album, ce rêve revient avec force. J’en parle à mon assistante : — Tu sais, j’ai toujours eu un rêve de faire ceci, cela… Elle m’encourage à l’écrire.
Les premières personnes à qui j’en parle se moquent un peu — « des rêves, encore des rêves », disent-elles. Mais je réunis quatre amis, chacun fort dans son domaine : communication digitale, communication audio, marketing, musique… Je me dis : Si eux croient en ce projet, alors je peux y aller.
Ils accrochent. Et Dream Team naît.
Dream, c’est le rêve.
Team, c’est l’équipe.
Une équipe de rêve.
Nous étions cinq, décidés à faire naître quelque chose qui n’existait pas encore à Kinshasa : des comédies musicales chrétiennes de notre génération, dans un espace où les talents pourraient s’exprimer librement.
Nous voulions créer une plateforme chrétienne différente : un lieu où l’on se divertit sainement, où les dons sont mis en valeur, où un message est communiqué avec excellence.
Cette vision influence tout : mes décisions, mes fréquentations, mon environnement. Je m’entoure de personnes de différentes communautés chrétiennes, mais toutes animées par une même envie : voir les talents des chrétiens s’épanouir, voir des vies transformées, voir des gens grandir dans un espace sain et édifiant.
Et surtout, il y a Dieu. C’est Lui qui donne ces visions.
Elles semblent parfois folles — mais lorsqu’elles sont partagées aux bonnes personnes, elles s’affinent, elles se polissent, elles deviennent possibles.
Chaque événement organisé par Dream Team est un moment marquant pour moi. Voir les âmes venir au Seigneur, voir la transformation, voir les gens arriver avec une soif et repartir remplis… c’est une joie profonde, une conviction renouvelée.
J’aimerais que cette vision inspire les générations futures. Qu’elles osent faire le pas. Qu’elles prennent des risques. Parce que la vision n’est jamais donnée pour nous-mêmes. Elle est donnée pour impacter d’autres vies. Même si ce n’est qu’une poignée de personnes — cela suffit pour changer une destinée.
Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui cherche à clarifier sa vision, je lui dirais ceci : Commence par découvrir qui tu es. Et cette identité se trouve en Christ.
Lorsque tu sais pourquoi tu as été créé, ce que Dieu attend de toi et quelle mission Il t’a confiée, tout s’éclaire.
Quant à l’avenir… il est vaste. Je veux me lancer dans la cinématographie, parce que c’est un moyen de pérenniser une œuvre et de toucher un plus grand nombre. Et je veux établir solidement Mwinda, une structure dédiée au développement et à l’impactation de la femme. Mon cœur y est vraiment : voir les jeunes femmes se développer, se découvrir, accomplir leur mission et être préservées.
L’histoire de Dream Team n’a pas commencé par un projet : elle a commencé par un rêve, un appel, une vision que Dieu a formée dans le secret. Et si aujourd’hui des vies sont touchées, des talents révélés, des âmes transformées… c’est parce qu’un rêve a été partagé aux bonnes personnes, au bon moment, dans la bonne saison. Et surtout parce qu’il venait de Dieu.







